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KASSOU (Kaouther Jellazi Ben Ayed)

Tunis, TUNISIE

Tel. : 00 216 22 34 17 62

Email : benayed.kassou@planet.tn

FB : https://www.facebook.com/kaouther.jellazi

 

   

 

BIOGRAPHIE

 

 

Kaouther Jellazi Ben Ayed (Alias « Kassou »), née en 1966, vit et travaille à Tunis. Elle est titulaire d’une maîtrise d’Enseignement en Arts Plastiques, spécialité peinture, de l’Institut Supérieur d’Art, d’Architecture et d’Urbanisme de Tunis. Depuis 1991, elle participe à des biennales et des symposiums internationaux (juillet 2018 : 1er symposium international de peinture à Singapour) et à des expositions collectives aussi bien en Tunisie qu’à l’international.

 

Son diplôme en langue italienne lui permet de collaborer avec des artistes italiens et autres. Kaouther, l’hétéroclite, acquiert ainsi une riche expérience dans le domaine du Cinéma (Décoratrice), de l’Audio-visuel (conseillère artistique) et de la publicité graphique (infographiste).

 

Sa première exposition personnelle « De l’imperceptible et du visible » a lieu à la galerie Artémis (Tunis), en 2004. En 2006, elle assure le rôle de commissaire de la IVe Biennale Méditerranéenne des Arts de la Ville de Tunis « Le Feu Sacré ».

Connue pour l’originalité de ses « Dames aux cous oblongs », habituellement appelées « femmes-girafes » ou « Kayanes » qui vivent dans des villages baptisés : « zoos humains », Kassou les libère de leurs anneaux en laiton, cette sorte d’extension corporelle. Sans remettre en cause leur identité culturelle, elle les convie à se forger, chacune à sa manière, sa propre identité picturale.

 

Kaouther ne rompt pas avec la recherche. En 2014, elle soutient sa thèse de doctorat en Sciences et Techniques des Arts traitant du concept de l’hybridation. Sa thèse met en exergue des pratiques artistiques, à fort coefficient d’impureté, pointant du doigt un désir de non-sens et générant une nouvelle expérience esthétique : une esthétique du vide.

 

 

En février 2018, Kaouther sillonne son jardin secret et revient avec une exposition individuelle : « Fil de soi », à la galerie Kalysté (Tunis). Elle nous convie à une promenade plasticienne, mieux encore, nous « autorise » à visiter son « atelier utérin ». Ce spectacle authentique est l’aboutissement à la fois d’un hasard et d’une décision réflexive et plastique. Hasard et nécessité importent beaucoup pour donner forme à un espace qui est bien plus en process qu’un « produit » final et fini.

  

 

DÉMARCHE ARTISTIQUE

 

 

Ma démarche artistique s’inscrit dans cette conscience intelligente qu’elle entretient avec le matériau. Une nouvelle approche qui brise le carcan de la bi-dimensionnalité et crée ses propres lois du volume qui enfreignent les codes picturaux conventionnels.

 

 

Le jeu mental, créateur de fiction, moteur de l’imagination, parvient, entre autres actes, à enchâsser des unités fictionnelles grâce à l’improvisation, qui est un autre jeu mental indispensable à tout acte créatif. La perception des foules d’informations, d’images, d’odeurs, par les organes des sens, en des temps infinitésimaux, et que la mémoire humaine emmagasine, déjoue elle-aussi la réception linéaire, dans le sens où elle déclenche d’autres mémoires cachées, peut-être enchâssées elles-aussi. Les mémoires se déballent, l’intelligibilité se réalise alors en provoquant l’improvisation. Celle-ci, non seulement rend le discours « provoqué » logique, elle crée à son tour d’autres discours, d’autres images, d’autres sensations, … etc.

 

Ces deux mécanismes, de nature à priori mentale, prennent corps dans d’autres formes d’expression, où la main intervient, cette sorte de main « intelligente » qui réalise l’objet. Il est peu probable de douter que l’improvisation ne fasse pas partie de cette main qui sculpte, façonne, construit, cuit, mélange des couleurs qui défient celles de l’environnement, de la nature.

 

 

La toile enchâssée est littéralement en-voûtée d’une couche protectrice et transparente en plexiglass. L’espace intérieur se présente comme un lieu utérin à la fois gardé-regardé et joue reflet-miroir pour le regard extérieur.

 

La toile se fait « pré-texte ». Maîtrisant l’espace où « les choses » se forment, je fais révolter mes formes contre les limites, les bordures, les frontières. Mais pas seulement les formes. Je dirais plutôt l’esprit des formes, cette chose invisible qui motive ma main pour « brouiller » les pistes devant le regard scrutateur : la toile, de petit ou de grand format, se voit comme un ensemble abstrait.  Un petit détail, une courbe, une couleur en nuances, parfois d’une intensité alarmante, parfois d’une diaphanéité suggérant la lumière et la fragilité, exigent du regard une plus sérieuse volonté d’attention. Car entremêlé, enchevêtré, dans le tout, sort du brouillard un tracé, une ligne plus ou moins fine qui conduit le regard vers des portraits ou des corps de femmes. Les corps féminins sont cartographiés davantage dans la dimension de la psyché que celle anatomique.

Deviennent alors visibles un regard mélancolique, un cou farouchement élancé, un collier en pièces précieuses, des silhouettes allongées ou en attente… de l’abstrait se détache le figuratif. Une série d’échappées linéaires surgissent du premier plan pour s’entremêler et réaliser une véritable architecture de la transparence légère et complexe à la fois.

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