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CHEIKH ZIDOR

Fès, Maroc

Tél : 00212 6.61.23.12.38

cheikh.z@hotmail.com

Site internet http://www.bsartgallery.com/artiste/cheikh-zidor/

 

 

 

BIOGRAPHIE

 

L’expérience plastique de  Cheikh Zidor :

 

Profondeur du sens et allégresse visuelle  

 

L’expérience plastique  de Cheikh Zidor est marquée par une maturité  et une profondeur qui  transcendent le  jeune parcours de vie de l’auteur. Pour celui qui n’a jamais rencontré Cheikh Zidor, le premier contact avec  son travail  laisse supposer un créateur à l’âge relativement avancé qui aurait longuement mûri sa réflexion.

De plus, les textes critiques sur son travail évoquent souvent les questions de mémoire, spiritualité, nostalgie historique, Fès, Tétouan,…En somme  l’imaginaire  d’un artiste qui serait fortement imprégné par l’écoulement du temps.

Or lorsqu’on rencontre Cheikh Zidor, l’artiste est né en 1976, on découvre un créateur jeune, paisible, serein et détaché du vacarme  et des bruits  de son temps. Il n’est pas dans l’urgence ou la précipitation créative. Il mène une prospection plastique mûrement réfléchie. D’ailleurs, ses œuvres  n’intègrent pas les thèmes à la mode chez la majorité des artistes de sa génération. Probablement, le patronyme Cheikh, associé à la sagesse dans notre milieu socio culturel, peut induire aussi une prédisposition pour la prise de distance et le recul.    

Il a réussi à construire une œuvre personnelle, forte  émanant à la fois de  « la maturité et  de la jeunesse »,… de la « fraicheur du regard et la profondeur de la réflexion »...   Cela lui accorde une place à part au sein de la scène plastique nationale avec aussi un prolongement remarquable à l’international.

Sur le plan pictural, la singularité  de son travail émane d’une abstraction  fondée sur l’équation clair-obscur mais traité selon un mode particulier qui intègre plusieurs dimensions. Toutes les œuvres déploient des effets de « pulvérisation de lumière », « éclat », « lueur »,…faisant jaillir par contraste les autres tonalités.  La toile est marquée  par des  formes compactées ou  massives. Parfois des barres, des empreintes ou  des sortes de fibrilles,…Mais le tout  est construit  autour de  la notion centrale de l’ « éclat ». L’ éclat dans son double sens.  Celui de la « luminosité» et aussi celui de la « fragmentation » et  de la « dispersion ».

Les formes sont également le produit de mouvements de bras amples,  précis  en « un seul coup ». Ils peuvent être apparentés à la « peinture gestuelle » qui est, constamment, à la recherche du geste empli d’énergie et de vérité. Ces mouvements se déclinent en  tonalités sombres qui contrastent avec les taches lumineuses.

Dans ce sens, lors d’une exposition de l’artiste à Rome en mai 2015, le thème  « Dans l’ombre de soi » a été «non pas traduit »…mais « complété » par l’intitulé italien « Il Caleidoscopio dell' Interiorità »  « Kaléidoscope de l’intériorité ».  

Ce double titre explique parfaitement les fondements de l’équation chromatique de Cheikh  Zidor. D’un coté, l’ombre et de l’autre la polarisation luminescente. Comme ces jeux de miroir du kaléidoscope qui fractionne le spectre de la lumière.

Son expérience plastique est aussi  associée à sa ville natale Fès. Mais il peut paraitre  ardu pour certains d’y déceler l’influence directe de Fès. Ses compositions abstraites ne renvoient  pas à une réalité palpable de la cité,  mais le lien avec cette ville existe. L’énigme n’est qu’apparente car  Fès est pleinement intégrée dans l’équation chromatique de Cheikh Zidor. Et ce à deux niveaux. 

Le premier niveau est le référentiel « ombre et lumière » des ruelles de la Médina qui a marqué l’imaginaire de  l’artiste. Avec ces séquences presque ténébreuses mais qui laissent apparaitre au détour d’un passage une forte luminescence. Et aussi les accès sombres des demeures anciennes qui débouchent sur un choc de lumières et de couleurs dans les patios. En somme, l’œuvre intègre indirectement  l’héritage patrimonial architectural et urbanistique  marocco andalous.

Le deuxième niveau de présence de Fès se manifeste à travers les couleurs de ses remparts. Les couleurs choisies par l’artiste rappellent souvent  les nuances polychromiques des murailles et des remparts. Ces pigmentations patinées par le temps proviennent des matériaux ayant servi à l’édification.  La couleur du pisé, de la terre argileuse graveleuse  parfois recouverte de chaux teintée. Ces pigments  qui mêlent  toutes les nuances de l’ocre, l’orange, le jaune,… et le tout traversé par les différentes nuances du vert. Cette végétation fine qui après la pluie ou le brouillard s’étale sur des pans de remparts.  Des couleurs qui ne cessent de changer et de muter selon la position du soleil.

L’imaginaire de l’artiste semble ainsi reproduire les nuances chromatiques des murailles de sa ville. C’est comme si ces remparts étaient, dans son imaginaire, une sorte de  « palette  géante » de laquelle Cheikh Zidor prélève avec son pinceau les couleurs qu’ils déposent sur ses toiles.

Tout cela est évidemment associé à la mémoire, au temps, au souvenir, à l’histoire et à la quête des origines. Son abstraction se nourrit pleinement de ce référentiel  mémoriel. 

Ses œuvres sont aussi remarquables par la forme circulaire (peinte) intégrée ou juxtaposée sur un carré sombre, parfois blanc.

Au  premier regard, le cercle peint produit une illusion optique de « grossissement ». On a l’impression d’un effet d’amplification ou d’agrandissement avec un instrument optique… d’une petite surface circulaire des couleurs de la muraille. Cela nous ramène à la métaphore « muraille/palette ».  Le cercle peint par l’artiste devenant ainsi une sorte de focalisation au cœur de l’équation chromatique. Un effet de loupe permettant à l’artiste d’analyser, décomposer et fractionner toutes les nuances et les tonalités des pigments.  

Mais au-delà de cette première illusion optique, il est évident qu’il faut surtout lire la présence du cercle et du carré dans ses œuvres selon la grille du symbole et de la spiritualité.

Le cercle et le carré sont  des figures « essentielles » dans de nombreuses  cultures. Le cercle solaire et le cercle lunaire sont les premières  formes géométriques  identifiées  par les humains. Ils ont été associés au miracle et au mystère de par leur « disparation » et « réapparition » incessantes et perpétuelles. Chacun renvoyant à une vérité. Entre autres celles du visible et de l’invisible. 

Ces deux disques originels renvoient aussi à la sphéricité qui organise le système galactique. Ils ont inspiré tant de  mythologies et cosmogonies. Le cercle  est souvent considéré comme le point fondateur, l’emblème  de ce qui peut « être »… de ce qui peut « exister ». Il renvoie à  la perfection du monde émanant de la puissance divine.  Cette forme est associée à une profonde spiritualité, une transcendance, une aspiration à la perfection.  

Or, quand le cercle et le carré coexistent dans une même composition, un même agencement  graphique, une même figure,… leur « opposition » prend sens. Ce qui est le cas dans l’expérience  de notre artiste qui fait cohabiter le cercle et le carré. Leur antagonisme ou leur opposition … évoque immédiatement un sourd combat entre  l’aspiration à  la transcendance (symbolisée par le cercle) et la réalité physique et matérielle (représentée par le carré).

C’est évidemment la métaphore de la condition humaine partagée entre le désir d’élévation et les turpitudes terrestres. Cette dimension philosophique, spirituelle et mémorielle dans l’expérience plastique de Cheikh Zidor invite à la méditation et à la contemplation. Elle est aussi renforcée par une sorte de  magnétisme issu d’œuvres fascinantes mêlant allégresse visuelle et profondeur du sens. 

 

Azdine Hachimi Idrissi,                                                                                           

Critique d’art

 

 

FORMATION

 

 

2001 :   Diplôme de l’institut National des Beaux-arts de Tétouan.

 

 

EXPERIENCES PROFESSIONNELLES

 

 

2015 : Professeur de l’enseignement Artistique, Ministère de la culture (Direction Régionale de Fès-Meknès)

 

2013-2015 : Professeur de l’enseignement Artistique, Ministère de la culture (Direction des arts - Division des arts plastiques) – Rabat

 

2007-2009 : Formateur à l’institut spécialisé de formation aux métiers de l’Action Sociale - O.F.P.P.T de Fès 

                                                                                                                

 

PARTICIPATIONS

 

 

2009 Beyrouth   

 

Des ateliers de peinture dans le cadre des jeux de la francophonie

 

 

PRINCIPALES EXPOSITIONS INDIVIDUELLES

 

 

2017 Rabat

 

Galerie Mohamed El Fassi

 

2015 Rome             

 

Galerie de Palais Citerna, Organisé par la Fondation Ducci

 

2010 Fès   

             

Galerie Mohamed kacimi

 

2010 Paris               

 

La Cité Internationale des Arts

 

2010 Casablanca 

  

Galerie Mémoarts

 

2009 Fès        

         

L’institut français

 

2008 Tanger    

 

 Line art Galerie     

 

2006 Fès   

               

Bab El Makina . Festival des musiques sacrées du monde

 

2003 Fès      

            

Musée Al Batha

                  

2002 Canada         

  

Show Gallery

 

 

PRINCIPALES EXPOSITIONS COLLECTIVES

 

2018 Casablanca

    

B&S Art Gallery

 

2017 Rabat

              

Galerie Bab Rouah, Extraits de la collection d’art de la Fondation Ducci

 

2016 Rome  

            

Atelier Montez, ROME ART SEMAINE

 

2016 Bucarest  

       

Bibliothèque Nationale 

 

2014 Fès 

                  

AQUAS Art Gallery, Organisé par la Fondation Ducci

 

2011 Fès    

               

Galerie Palais Jamai. Organisé par Maroc Premium

 

2010 Roumanie    

  

International-Art Aiud

 

2009 Beyrouth  

     

Galerie Palais de L’UNESCO

 

2008 Casablanca    

 

Galerie Mémoarts

 

2005 Fès   

               

Institut Cervantès

              

2002 Fès    

               

Musée Al Batha

 

 

PRIX

 

2018

 

Médaille de Bronze, Académie Internationale Le Mérite et Dévouement Français

 

2015

 

Médaille d’honneur, La Fondation Ducci à Rome

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